Alors qu’en moyenne, la Suisse compte 36% de propriétaires, à Genève, ce taux n’est que de 18%. En d’autres termes, il y a proportionnellement deux fois moins de propriétaires dans notre canton qu’à l’échelle de notre pays. Selon l’article 180 de la Constitution genevoise, l’État encourage l’accès à la propriété du logement.
Le 27 septembre 2026, nous avons une opportunité concrète de mettre en œuvre cette disposition grâce à une révision de la loi genevoise sur les démolitions, transformations et rénovations (LDTR). Actuellement, un locataire ne peut pas librement acheter le logement qu’il occupe, même s’il conclut un accord en ce sens avec son propriétaire.
La loi soumise à nos suffrages corrige cette absurdité unique en Suisse, et ce, sans affaiblir la protection des locataires. En effet, le prix de vente sera contrôlé et plafonné par l’État. De plus, le locataire acquéreur devra avoir habité le logement depuis trois ans et y rester cinq ans au moins. Pour le reste, les mécanismes de protection des locataires continueront de se déployer. En particulier, le congé-vente restera strictement interdit.
En d’autres termes, cette loi ne changera absolument rien pour les locataires qui veulent le rester. C’est pourquoi il faut voter OUI le 27 septembre 2026 !
Murat Julian Alder, député PLR, Genève
À lire dans Le Temps du 3 septembre : https://www.letemps.ch/
